Larmoiement chez le nourrisson et l’enfant
Le larmoiement chez le nourrisson et l’enfant, aussi appelé épiphora, est une situation extrêmement fréquente et bénigne dans la majorité des cas, mais souvent source d’inquiétude pour les parents.
Pourquoi un bébé a-t-il l’œil qui pleure ?
Le tableau clinique est celui d’un larmoiement permanent clair uni ou bilatéral, présent lors des premiers mois de vie.
Des conjonctivites à répétition peuvent accompagner le larmoiement. La cause principale est l’obstruction congénitale des voies lacrymales par une membrane obstruant leur partie distale au niveau de la valve de Hassner du canal lacrymo-nasal.
Le taux de guérison spontanée de cette affection est très élevé, avec environ 90 % de résolution avant les 6 premiers mois, mais diminue progressivement avec l’âge.

Quand consulter un ophtalmologue ?
Un avis ophtalmologique peut être utile en cas de :
- larmoiement persistant
- infections répétées
- rougeur de l’œil
- écoulement
- gêne importante chez l’enfant
Il est important de consulter un ophtalmologue si l’épiphora persiste ou s’accompagne de symptômes tels que rougeur, pus ou sensation de corps étranger dans l’œil.

Obstruction des voies lacrymales : quand faut-il intervenir ?
Si le larmoiement persiste après 9 mois, il peut être justifié de réaliser un geste sur la voie lacrymale afin de lever l’obstacle. Il peut s’agir de la réalisation d’un sondage associé à une intubation de la voie lacrymale par une petite sonde en silicone qui sera ensuite retirée en consultation après 6 à 8 semaines.
Traitement du larmoiement chez l’enfant
En cas d’inflammation ou d’infection des voies lacrymales, des antibiotiques peuvent être prescrits pour traiter l’infection.
Il peut également être recommandé d’utiliser des collyres ou des larmes artificielles pour soulager la sécheresse oculaire et favoriser l’évacuation du liquide lacrymal.
L’utilisation régulière de sérum physiologique pour nettoyer et hydrater la surface oculaire peut également aider à soulager les symptômes de l’épiphora.
Comment se déroule l’intervention ?
Cette intervention chirurgicale s’effectue sous anesthésie générale et en ambulatoire.
L’obstruction du canal lacrymal peut entraîner une irritation et un écoulement excessif de liquide lacrymal.
Lorsque cela persiste malgré le traitement médical, une intervention peut être proposée afin de restaurer le bon fonctionnement des voies lacrymales. La récupération est généralement rapide après l’intervention.
Un suivi ophtalmologique est organisé afin de contrôler la bonne évolution et de vérifier la disparition progressive du larmoiement.
Le larmoiement chez le nourrisson est le plus souvent bénin. Il peut toutefois nécessiter un avis ophtalmologique s’il persiste, s’il est important ou s’il s’accompagne d’infections répétées.
La cause la plus fréquente est une obstruction congénitale des voies lacrymales. Une petite membrane peut gêner l’évacuation normale des larmes au niveau du canal lacrymo-nasal.
Oui. Dans de nombreux cas, la guérison est spontanée au cours des premiers mois de vie.
Le taux de résolution est élevé avant 6 mois, puis diminue progressivement avec l’âge.
Une consultation est recommandée en cas de larmoiement persistant, de conjonctivites à répétition, de rougeur, de pus, d’écoulement important ou de gêne visible chez l’enfant.
Selon la situation, un traitement par nettoyage au sérum physiologique, collyres, larmes artificielles ou antibiotiques peut être proposé en cas d’infection ou d’inflammation.
Si le larmoiement persiste après plusieurs mois, notamment après 9 mois, un geste sur les voies lacrymales peut être envisagé afin de lever l’obstacle.
L’intervention peut consister en un sondage des voies lacrymales, parfois associé à la mise en place d’une petite sonde en silicone.
Celle-ci est ensuite retirée en consultation après 6 à 8 semaines.
Oui. L’intervention s’effectue sous anesthésie générale et en ambulatoire. L’enfant peut rentrer à domicile après la prise en charge, selon les consignes médicales.